Au Burkina Faso des gens patients

Rebecca Tickle


"Pour moi le putsch est terminé, et on en parle plus." --- Gilbert Diendéré, 23 septembre 2015.

De toute évidence,  le malfrat a obtenu l'amnistie.... de la CEDEAO. Une ingérence illicite dans les affaires intérieures du Burkina. Une culture de l'impunité imposée et entretenue par un pouvoir extranational, dont on connaît bien le tenant des ficelles.

La laideur de la recherche explicite et permanente de l'impunité est présente à chaque instant dans les esprits au Burkina.

Demander aux citoyens de se reconcilier avec leurs bourreaux et cautionner leur amnistie équivaut à demander à une femme violée d'épouser son violeur.
Pourtant forcer quelqu'un à accepter l'intolérable ça ne marche pas dans la durée.

Le sieur Diendéré n'a pas obtenu l'amnistie de la part du peuple burkinabè, qu'il essaie de considérer comme superflu, malgré ses déclarations de surface. Les garanties reçues sous la table l'ont apparemment convaincu au point qu'elles le poussent à exprimer son arrogance en toute liberté.

Il oublie qu'au Burkina, ce n'est pas parce qu'on se tait qu'on consent.

La sagesse est aussi dans la patience.
La société civile burkinabè n'a assurément pas dit son dernier mot.



Post-scriptum: Selon Burkina24, Hollande et Compaoré se seraient rencontrés au Maroc le week-end du 20 septembre. Ils ne se sont certainement pas croisés par hasard......

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