Voyage à Bangui

Papier dépoussiéré mais plus que jamais d'actualité!

9 mars 2007
Rebecca Tickle




Voici quelques impressions de mon voyage à Bangui effectué en février 2007, au départ de Douala, à bord d’un pick-up privé à l’aller, et par transport public au retour cinq jours plus tard. Ce voyage m’a notamment permis de sceller mon destin avec mon second pays d’adoption, après le Cameroun. Beaucoup d’autres anecdotes et impressions me sont revenues plus tard, qui feront certainement l’objet d’autres scribouillages. 


Depuis mon retour de Bangui il y a deux semaines, j'essaie de suivre les nouvelles de Centrafrique. Je ne peux que constater que les nouvelles officielles sont souvent en parfait décalage avec la réalité du terrain! Quant à la reconnaissance de la RCA en tant que nation, elle est inexistante sur l'échiquier international.

Je me rappellerai toute ma vie de mon voyage de Douala à Bangui par Garoua-Boulaï, avec un co-voyageur de fortune. C'était épique, autant pour lui que pour moi. J'ai découvert une nouvelle réalité africaine, après avoir plus ou moins "domestiqué" le Cameroun en une dizaine de visites! Et je suis ravie qu’il ait pu voir une autre facette de son pays, qu'il n'aurait pas pu voir autrement. En effet, quand on arrive à Bangui par avion, on ne s’aperçoit de pas grand chose. Il faut vraiment toucher la terre rouge pour y croire.

Quartier de Bangui
Les gens de Bangui vivent dans un vrai cocon, avec leurs préoccupations de citadins, les arriérés de salaires, les délestages, et les coupures d'eau pour ceux qui ont accès à l'eau courante. Ils entendent vaguement parler de ce qui se passe au nord.... mais pas dans les détails. L’ambiance pourtant à Bangui est tendue, et les gens vivent la peur au ventre à entendre les mauvaises nouvelles perpétuelles, de leur famille au village. Les délestages omniprésents n’aident en rien à la détente. La vie banguissoise vit seulement au rythme des coupures de courant et des places mortuaires.

Je me sens privilégiée d'avoir vu ce que j'ai vu en route. Car les seuls blancs qui passent par là, roulent généralement en convoi à toute vitesse, avec des drapeaux blancs flottant sur le véhicule, et des insignes d’organisations internationales à gogo... Ils passent les barrières de contrôle sans même être arrêté ou questionné. A Bangui, les européens circulent avec une aura de supériorité au-dessus de la tête. Les policiers français que j'ai vus dans la cour de la brigade anti-banditisme, saluent leurs homologues centrafricains avec l'assurance du colon. N’osez même pas imaginer le nombre de prisonniers dans les cases de 3m sur 3 visibles depuis la rue. Les droits de l'homme sont inexistants, et le système judiciaire pourri jusqu'à la moelle par la corruption.

A Beloko, première localité après la frontière camerounaise, nous avons vu un garçon de 11 ans se faire violemment gifler, ensuite se faire jeter dans la cellule du poste-frontière. On nous a d’abord dit que ce n’était qu’un petit voleur. En fait il avait été attrapé par son père, maire de la ville, alors qu’il cherchait de quoi manger en travaillant comme domestique du côté Cameroun. Mon insistance à voir le garçon pour lui parler, lui a valu un coup de castagne sur la tête par la femme policière présente au poste, au moment où on l'extirpait de l'obscurité de la cellule – 35 ans de service derrière elle, nous a-t-elle dit fièrement !. C'est un garçon terrorisé, le coeur battant à mille à l'heure, voulant s'agenouiller devant la policière, que j'ai tenté de calmer un tout petit peu. Il a eu un répit de 5 minutes à peine avant d'être brutalement repoussé en cellule. Les droits de l'enfant! Laissez-moi rire. Ce sont eux les futurs enfants-soldat. Enfants bourreau et enfants victime. 

La plupart des recrues militaires, très jeunes, armées jusqu’aux dents, qui harcèlent les gens aux barrières en route pour de l’argent, sortent du village, ont une instruction très limitée, et ne savent même pas qu’ils ne sont que des instruments. Demain ils seront les premières victimes des règlements de compte en cas de nouveau coup d’Etat ! 

Lors d’un de ces contrôles à une barrière, par des abuseurs d'autorité si nombreux sur le couloir Douala-Bangui, un gendarme belliqueux mâchant un chewing-gum, tenant mon passeport entre les mains pour justifier la « formalité », me demande « Madame, vous êtes de quelle nationalité? ». A son collègue en civil de rajouter « nous ici, nous savons ce que la France nous a fait...». Et pourtant leur chef suprême est soutenu par la France.

Entre Garoua-Boulaï et Bangui, soit environ 800 kilomètres, ce ne sont pas moins d’une trentaine de barrages de contrôle qui pressent et intimident abusément, gâchette au bout de l'index, les voyageurs avec les « formalités » à payer. Comme on dit que les militaires ont la gâchette facile, on paie sans discuter.


Bossembélé: Cinq peuhls abattus par des militaires

L'on ne cessera jamais de parler des cas de violation flagrante des droits de l'homme dans le pays. Cette situation qui est devenue un phénomène quotidien doit leur responsabilité aux porteurs de tenue qui se comportent toujours comme des véritables gangsters, et qui n'ont certainement pas leur place dans une société dite démocratique qui aspire à la paix. 

A chaque instant, des cas de viol, d'assassinats sont relevés ça et là. La liberté d'aller et venir n'a plus son sens voire sa raison d'être dans le pays. Tout le monde se promène la peur au ventre et se met toujours à l'esprit que d'un moment à l'autre il peut être agressé, violé, torturé... Les droits de l'homme sont toujours foulés au pied comme si la vie ne se résume qu'à quelques individus qui doivent jouir pleinement de cela. Le monde évolue et nul n'a le droit de priver son prochain de sa liberté. Le retour à l'ordre constitutionnel est une étape décisive pour permettre aux investisseurs étrangers de revenir s'installer dans le pays et injecter de l'argent pour la relance de l'économie centrafricaine. 

Il apparaît clairement que les ex-libérateurs font toujours piètre figure et sont vomis par la population qui en a marre de leurs comportements odieux. Des dénonciations sont fréquemment faites par les organisations internationales des droits de l'homme pour interpeller l'opinion nationale et internationale sur les actes inhumains posés par les compatriotes porteurs de tenue sur les paisibles populations. L'impunité aidant, ces genres de comportement qui ne sont pas condamnés avec la dernière rigueur, motivent davantage leurs auteurs à récidiver.

Devant cette situation qui met à mal tout le système de fonctionnement de la société et de l'administration publique et privée, il convient de dire que le pays va vers une dérive totalitaire et sanguinaire comme sous le règne de l'ex-empereur Bokassa 1er. La passivité du Chef de l'Etat François Bozizé et son manque de courage à punir les auteurs de ces crimes les poussent à toujours poser ces actes ignobles qui dépassent l'entendement de tous.

A titre d'illustration, une mission militaire qui était venue de Bossangoa, a pris à partie certains Peuhls de la localité de Badéngué, dans la sous-préfecture de Bossémbélé. Il s'agissait des Peuhls qui ont fui les coupeurs de route, communément appelés Zaraguina pour se réfugier dans la brousse. 
Les militaires qui revenaient de Bossangoa ne sont pas passés par quatre chemins pour qualifier ces Peuhls de Coupeurs de route. Ils ont été rudoyés et ont subi des menaces graves. Malgré l'intervention du chef de groupe et des chefs de village qui ont plaidé leurs causes devant les autorités militaires, que ces Peuhls ne sont pas des bandits de grands chemins, ces derniers ont balayé de la plaque de la main tout ce que ces autorités locales leurs ont dit, tuant ainsi cinq de ces peuhls et faisant deux blessés graves dont l'un, répondant au nom de Hamadou Ngordji se trouve actuellement à l'Hôpital de l'Amitié pour des soins intensifs.

La RCA appartient à tous les centrafricains et il n'est nullement question de dire outre mesure que c'est une jungle où la loi du plus fort doit l'emporter.

2 février 2006
Le Confident





Près de Baoro
L’électricité entre Bouar (chef-lieu de Préfecture) et Bangui est pratiquement inexistante. A Bouar même, l'électricité est accessible entre 18h et 22h. J'ai d'abord cru à un délestage, mais j'ai vite compris qu'il s'agissait plutôt d'un couvre-feu. Un chef-lieu comme Bouar, ville morte après 22h, c'est incroyable. Dans les larges rues désertes du centre-ville, seuls quelques enfants vendent des grillades ou des bâtons de manioc en bordure de route. Les plus riches profitent de la lueur d'une lampe à pétrole. 


A Baboua, nous nous sommes assis quelques instants dans un petit maquis pour casser la croûte après la nuit tombée. La lueur de la bougie ne nous permettait ni de voir qui était là, ni ce qu'on allait manger. Deux jeunes étaient assis à côté de nous dans la pénombre. La sympathie et la curiosité de voir des étrangers dépassant la pudeur, les langues se sont déliées. La jeunesse en a marre oui, mais elle est surtout complètement impuissante, le plus souvent illettrée, sans radio, ni musique, ni téléphone, ni télévision évidemment. On a facilement le sentiment que le pays est délibérément gardé dans l'obscurité. Un peuple ne peut pas se révolter ni même s'exprimer quand il ne bénéficie d'aucun moyen de communication.


Baoro, le carrefour
La Communauté Européenne est en train de vouloir financer la réfection de la route entre Garoua-Mboulai et Bouar, et d’énormes sommes d’argent sont déversées dans divers projets visant à l’amélioration des conditions de vie de la population, rurale au 2/3. Pourtant tout le monde sait que la corruption règne non seulement dans les hautes sphères du régime en place, mais également chez certains acteurs qui se disent de vocation humanitaire. Le népotisme et le copinage font la loi, au détriment incontestable du peuple centrafricain. Le problème est donc purement politique et stratégique. Moins les routes sont bonnes moins l'opposition au régime peut s'organiser. Et puis, les préoccupations du pouvoir de Bangui sont ailleurs, et certainement pas au niveau du développement du pays.

Le couloir Douala-Bangui, entre Beloko et Bouar.
Les rapports transfrontaliers entre le Cameroun et la Centrafrique sont catastrophiques. Dans les 200 kilomètres de chaque côté de la frontière, c'est une atmosphère de haine institutionnelle et de bellicosité qui est activement cultivée par les organes de contrôle à l'égard des uns et des autres! Les amitiés et/ou complicités transfrontalières sont très difficiles, ou se font dans la discrétion la plus totale. Et pourtant les populations sont les mêmes. Elles auraient tout intérêt à s'organiser commercialement et socialement.


Les villageois, et je ne parle pas de ceux des régions en crise, sont maintenu dans l'ignorance. Quand je voyais des maisons brûlées de temps en temps, je me disais qu'il y avait dû y avoir un accident.... Mais constatant qu'il y en avait beaucoup, mon co-voyageur m'a rappelé les tendances pyromanes des sanctions du régime à l’égard des "mécontents". 

Le pouvoir se moque éperdument des mouvements d'opposition quels qu'ils soient. Il vit dans l'impunité totale, à l'ombre du Gaulois et de ses amis. Il n'a ni conscience ni état d'âme. Le peuple centrafricain vit dans la terreur et l'obscurité. Et personne ne l’entend pleurer.

Enfin, presque personne ! 



Nous avons croisé Joseph Bendounga. Un personnage mythique à vrai dire, sympathique et attachant, qui profite de sa notoriété pour passer beaucoup de son temps à mettre les bâtons dans les roues du pouvoir. Malgré les bastonnades, les tortures en prison, le mépris, la confiscation de ses tentatives de médiatisation radiophonique, il est n'abandonne pas. Il refuse depuis des années de céder au découragement et aux tentatives de corruption, dit-il. Malgré un passé politique mitigé, comme celui de beaucoup, il a pourtant vu plusieurs de ses compagnons d’arme se faire acheter et changer de camp. 

Son activisme téméraire irrite les dirigeants. Ayant échappé dernièrement à deux tentatives d'élimination physique, il risque le titre de martyr à tout moment. Relativement solitaire dans sa lutte contre l’injustice, le vide qu’il laisserait derrière lui serait ressenti douloureusement par beaucoup de Centrafricains. J’ai trouvé un homme très proche des gens, jouissant d’une grande popularité autour de lui, et très fier de ses origines paysannes.


Joseph Bendounga
En tant qu’opposant, Monsieur Bendounga bénéficie d’un argument de taille: il connait le terrain comme sa poche. Il passe des jours et des semaines à sillonner dans son pick-up le pays avec son verbe et son appareil photo. Il est, dans un premier temps, un des points de repère pour une opposition pacifique au régime actuel. « Ce sont des hommes d’action qu’il faut, pour prendre enfin le relais des innombrables théoriciens qui peuplent le pays et la diaspora » estime-t-il. Nous le voyons ailleurs aussi, chez les voisins, que l’opposition à une dictature manque souvent de cohésion devant l’objectif visé, soit par soif de pouvoir et d’autoglorification, soit par manque d’organisation. La perte de crédibilité, et donc l’impuissance de ladite opposition face à l’efficacité tranchante d’un régime totalitaire à la solde d’un tiers, devient pour lui un véritable régal ! 

Mes contacts avec Joseph Bendounga sont restés réguliers, mais ses moyens d’action s’amaigrissent, en face d’un pouvoir chaque jour plus nerveux, et plus sûr de sont impunité. 

Les experts de tous bords s’accordent à le dire : le pouvoir est constitué d'un ramassis de tueurs sans foi ni loi. Les preuves ne se cachent même pas ! Dans les zones en crise de la moitié nord du pays, ce sont les forces gouvernementales qui terrorisent et qui brûlent des villages entiers, avec ou sans l'existence de groupuscules rebelles qui eux aussi commettent leur part d’exactions sur les villageois terrorisés et impuissants. Ce sont leur « Président » que les villageois fuient dans la brousse la plupart du temps. Les témoignages et les rapports issus du terrain sont clairs.

Le régime de Bangui n’agit pas seul. La rébellion est écrasée systématiquement par les forces françaises, suspectées d’utiliser des armes non-conventionnelles à titre d’expérimentation. A cet égard, Joseph Bendounga m’a montré des images saisissantes. La rébellion d’ailleurs a bon dos, puisqu’elle sert de prétexte pour détourner les yeux du monde des exactions du "Président". Celui-ci n’a qu’à crier à l'ingérence des Tchadiens et des Soudanais, et la communauté internationale accourt pour défendre "la démocratie naissante du président démocratiquement élu"! 

Tout ça pour masquer la réalité de la situation intérieure désastreuse et profondément indécente. Stratégie orchestrée par les puissances occidentale, menées par la France, qui continuent tranquillement à piller le pays. Les complicités internationales n'ont même pas besoin d'être évoquées tant elles sont évidentes!



Bombardements par les forces françaises à Birao

« Pourquoi autant de bombardiers mirages F1, autant d'hélicoptères de combat, autant de commandos Français engagés dans la bataille de BIRAO ces Vendredi 3 et Samedi 4 mars 2007?

 Pourquoi une telle démonstration de force ? Pourquoi une telle débauche de « générosité » de la France au secours de BIRAO, une bien petite ville oubliée d'un tout petit Pays qui, selon les déclarations officielles des Autorités de cette même France ne pèsent pas lourd, en termes d'intérêts, (…) il n'y a pas d'action sans intérêts. En tout cas, le peuple veut savoir et veut tout savoir ! … » 

« (…) les justifications de cette intervention militaire Française de grande envergure aux conséquences énormes sur la vie des hommes et de la faune ne peuvent pas être recherchées dans les seuls accords de défense signés en son temps par la France et la République Centrafricaine (…). » 

Maître Henri Pouzère 
Pour l'Union des Forces Vives de la Nation 
Bangui, 11 mars 2007

Se trouvent dans les environs de Birao, les mines d'uranium, dont la concession est attribuée au groupe français AREVA. 
Suivez mon regard. 



Nous assistons à une véritable conspiration internationale, dont la seule et unique victime est le peuple centrafricain. Il est difficile pour l’instant de voir aboutir un dialogue quelconque pour changer le cours de l'histoire. Le soulèvement populaire semble être indispensable aux yeux de certains. Le dialogue et donc l'unité entre les différentes mouvances est complètement parasité par les petites soifs de pouvoir individuels, la course aux places à la mangeoire. Le jeu des chaises musicales!

Des Bendounga dénonciateurs, il n’y en a de loin pas assez. Et les défenseurs des droits de l’homme sont régulièrement empêchés dans leur volonté de témoigner. Des journalistes jetés en prison malgré l'abandon officiel du délit de presse depuis 2005. Le statut de martyr  coûte trop cher. Les gens pour le moment préfèrent rester en vie pour leurs enfants, que de se faire tuer. Mais quand les gens en auront trop marre, quand ils auront compris que « zo kwe zo » (= Un homme est un homme, figurant sur l‘étendard centrafricain) n’est plus qu’une monumentale escroquerie, ils trouveront peut-être la force de sacrifier leur sang pour leurs enfants. Mais pour le moment, sans lumière et sans armes, ils ne peuvent rien. Leur voix est ignorée par le monde entier. La communauté internationale ne parle guère de la RCA, sauf quand il y a un coup d’état, un de plus, ou quand il s'agit de se rappeler de Bokassa "le Cannibale", ennemi des intérêts occidentaux. 

Et en parlant d’ignorance sans frontière… Hier je cherchais une carte téléphonique pour appeler Bangui. La dame du guichet m'a demandé au moins trois fois, "Centrafrique d'accord, mais quel pays madame!?" –



Ce ne sont que les premières impressions d’une citoyenne du monde qui n’a jamais connu la guerre et les vraies injustices étatiques dans sa chair. Le profond désespoir ambiant mis à part, le pays m’a profondément touché par sa dignité, et par la magnificence naturelle d'une végétation riche et luxuriante.


Bangui, au PK 10
En une semaine, j’ai goûté au moins une dizaine de variétés de bananes, et je suis restée particulièrement émerveillée par le foisonnement de manguiers, lourds de mangues encore immatures à cette saison. 

Et toujours cette terre rouge, emblème de l’Afrique, source de nostalgie quand on en est loin, et toujours au service de ceux qui la foule. 

C’est vrai qu’il faudrait pouvoir tirer les leçons de l’histoire politique du Centrafrique post-colonial pour avancer. Mais pour le moment l’Histoire a l’air de seulement vouloir tourner sur elle-même inutilement. Comme une litanie africaine, ce ne sont que l’or et les diamants qui importent vraiment. Un vrai crime contre l’humanité ! Un de plus en Afrique.

Quand j’entends Sarkozy louer son projet de ministère de l’immigration et de l’identité nationale, je ne peux m’empêcher de partir dans un énorme éclat de rire ! Les mots me manquent ! La France aux Français…. pourquoi pas si ça peut les rendre plus heureux ! 

Mais alors à quand l’Afrique aux Africains !?


Quand les Centrafricains, et les Africains, auront vraiment compris ce pour quoi ils doivent réellement se battre, quand ils verront plus loin que le simple bonheur de leur petite poche, de leur ego souvent démesuré, leur soif d'autoglorification clinquante et indécente, leurs petits vices personnels et arrogances si médiocres, leurs petites vengeances inutiles et futiles, quand  ils reconnaîtront les bienfaits de l'humilité et de la remise en question, c'est là alors que l'intérêt de la nation et la conscience nationale nécessaires à la respectabilité d'un peuple, pourra prendre toute son ampleur, dans une fierté patriotique vraiment méritée. 

A bon entendeur.

Commentaires

  1. Merci Rebecca. Le concernés ont tous l'air d'avoir accepté ce sort. Il ya certainement un truc à faire, on peut y refléchir, ici, sur cet espace, par exemple.
    kamitmal.

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  2. j'ai les larmes dans les yeux. je connais bien cette route de bangui que j'ai décidé de ne plus emprunter car j'ai risqué de perdre ma vie à cause de l'insécurité qui y règne.

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